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Notre cerveau communique avec notre intestin

Notre cerveau communique avec notre intestin

Une des raisons pour lesquelles l’étude de la relation entre le cerveau et le système digestif est devenue si importante est que cela a représenté un changement fondamental de la conception dualiste de la maladie en médecine allopathique (un type de médecine dans laquelle les symptômes produits par le traitement sont l’opposé de ceux qui sont produits par la maladie). Dans cette approche, le corps et l’esprit sont considérés de manière indépendante, et les troubles physiques sont considérés comme étant plus réels et méritant plus d’attention d’un point de vue médical que les problèmes d’ordre psychologique. En termes d’intestin, cela veut dire que les problèmes de digestion et les douleurs abdominales sont pris en charge par le gastro-entérologue alors que la dépression ou l’anxiété sont traitées par un psychiatre ou un psychothérapeute, sans qu’il y ait nécessairement un dialogue entre ces deux types de soins médicaux. Les maladies digestives ont été parmi les premières à faire parti du modèle conceptuel biopsychosocial qui consiste à prendre en considération l'interdépendance complexe entre l’environnement social d’une personne, sa psychologie (émotions et pensées) et son corps.

Lorsque nous devons faire face à une situation stressante comme, par exemple, lorsque nous sommes confrontés à un danger potentiel, notre corps réagit en accélérant notre rythme cardiaque, en pompant plus de sang dans nos muscles, en diluant nos pupilles et en nous faisans suer. Une réaction conservée au cours de l'évolution – parfois présentée comme le réflexe de «lutter ou fuir» - est orchestrée dans le cerveau et manifestée par le système nerveux autonome ‘‘sympathique’’ ; les situations de stress génèrent la libération des hormones de stress ainsi que de l’adrénaline, ce qui ensuite active nos muscles et autres organes afin de nous permettre de réagir au danger. On ne fait cependant pas souvent référence à la contrepartie de cette réaction ‘‘sympathique’’ : le système nerveux autonome ‘‘parasympathique’’ qui est fondamental pour divers organes du système gastro-intestinal. Lorsque le système de réaction au stress est activé, la balance entre la fonction sympathique et parasympathique est altérée. Le système nerveux entérique est sensible à ce changement qui modifie la sensibilité de l’intestin, la motilité et la sécrétion.

Dans ce contexte, les maladies comme le syndrome du côlon irritable (aussi nommé syndrome de l’intestin irritable ou colopathie fonctionnelle) et certains types de douleurs abdominales ont été jugées comme étant des dérèglements de l’axe cerveau/intestin. Cet axe, qui est contrôlé par le système nerveux autonome, est un bon exemple d’activation du système de réaction au stress et de ses effets sur d’autres organes. Par conséquent, la communication entre le cerveau et les neurones du plexus entérique – le ‘‘deuxième cerveau’’ - est devenue l’une des premières explications scientifique établis sur la manière dont les états émotionnels peuvent affecter notre appareil digestif.


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